Bibliothèque Pour Tous

La guerre n’a laissé qu’un champ de ruines. Les survivants se réveillent sur leur île et réapprennent à vivre et même à rêver. Les enfants surtout !
Ils imaginent un vaisseau blanc qui les conduirait ailleurs, et pourquoi pas, jusqu’à la Lune. Ils le dessinent, sur leurs cahiers d’abord, puis sur le sable…

Arche de Noé, peut-être, symbole de solidarité et ambassadeur de la paix, le « vaisseau blanc » est un message d’optimisme et un hommage à l’imagination
créatrice des enfants. Du chaos de la guerre, de n’importe quelle guerre, les hommes peuvent se relever et opposer à la destruction la force rayonnante de la beauté.
Car le bateau dont il s’agit dans ce conte moderne a des formes rondes et les couleurs de la chapelle de Ronchamp construite par Le Corbusier entre 1950 et 1955. L’album le précise dans les deux dernières pages résolument documentaires. On peut leur préférer le récit en lui-même, et plus encore ses illustrations qui renvoient à l’esthétique des années cinquante : choix de lignes douces et de courbes inversées, palette de couleurs qui sont celles des vitraux de Ronchamp.

Midi Loisirs

[…] Les illustrations lumineuses et oniriques d’Anja Klauss s’accordent avec bonheur au récit délicat de Véronique Massenot. Un beau duo pour s’initier à l’univers d’un des plus grands architectes du XXe siècle, avec qui l’on se familiarise un peu en fin d’ouvrage à l’aide de quelques précisions sur son parcours. Un album qu’apprécieront aussi les plus jeunes, même s’ils se contenteront, eux, de se laisser embarquer dans cette histoire pleine d’espoir.

Et c’est déjà beaucoup !

Nous Voulons Lire

S’inspirer d’une architecture, la Chapelle de Ronchamp, œuvre de Le Corbusier de 1955, est en soi une gageure très intéressante. On a là un beau livre qu’on conseillera pour une lecture à de jeunes enfants dès 5 ans : après le cataclysme, un groupe d’humains survit sur une île, ce sont les enfants qui concevront le vaisseau de pierre qui les sauvera,
le vaisseau étant une vision de l’avenir ; l’histoire irréelle et les illustrations hypercolorées ont quelque chose de radieux… comme la cité idéale de Corbu à Marseille ? […]

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